Seul…avec les miens


 '' Il faut que j'aille m'entraîner.'', ''Je dois aller m'entraîner!''.

Voilà deux phrases somme toute anodines pour le coureur ou le sportif, mais qui ont une répercussion sur la vie familiale.

En effet, le temps passé à l'entraînement ou prévu pour l'épreuve à laquelle on s`inscrit peut causer des frictions au niveau du couple et de la famille.

Dans le tourbillon de la vie quotidienne où l'on a peine à trouver du temps de qualité pour soi avec nos proches, la pratique d'un sport doit faire partie d'une entente commune et familiale; sinon, le risque de conflit augmente au fil des sorties.

Pour ma part, je me souviens des années '80 où ma conjointe et mes enfants m'attendaient à l'arrivée des 10km, 20km, marathons. Encore aujourd'hui, je l'avoue: '' Je leur dois une large part de mes faits d'armes et de mes médailles''. Ces perles rares m'ont toujours soutenu, ont compris mes absences, ont partagé mes moments de joie et encouragé durant les périodes où j'étais blessé.

Avouons qu'il n'est pas toujours facile de trouver le moment opportun pour un entraînement quand on sait qu'à la suite de celui-ci, on aura à compenser pour notre absence de quelques heures.

En somme, il s'agit d'un travail d'équipe où la solidité du couple et le temps passé en famille peuvent être durement mis à l'épreuve si on ne s'adonne pas à notre passion suite à des ententes communes et à une complicité solide comme des…mollets de coureur.

Après tout, derrière le coureur… doivent toujours se trouver des êtres qui lui sont chers , qui le comprennent, l'appuient et qui sont des sources de son bien-être et de celui de la meute.

Le Doyen
Richard Duquette

 


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