“Je n’y arriverai pas. C’est trop difficile.” Qui ne sait jamais dit cela?


Sans aucune honte, je m’ouvre à vous.

J’ai été cette fille, trop longtemps j’avouerais. Le dépassement de soi, c’était quoi cela? Ai-je dû regarder dans le dictionnaire pour comprendre ce sens? Non, mais presque! Pour comprendre comment j’en suis arrivée avec cette mentalité et que je l’ai mise en action, voici ma petite histoire. Rien de tragique, mais tellement trépidante!

Je m’appelle Marie-Ève Pelletier, 32 ans, monoparentale de deux charmantes princesses. J’ai eu de belles grossesses, sans complications, mais… mon corps a tellement souffert (prise de poids). Je me reporte à cette époque: je ne me sentais pas belle, je me promenais en regardant le sol. Question estime de soi, j’étais loin dans le champ!
Vous savez, comme dans  toute reprise en main, il y a un élément déclencheur. Le mien? Je  voulais m’aimer, je voulais me sentir belle et, surtout, je voulais être en forme et en santé, être  un modèle pour mes filles.

 Cette transformation a débuté en janvier 2012. J’avais commencé à faire attention à mon alimentation, à bouger et ça a porté fruit. BOOM ! 30 livres en moins! En toute honnêteté, ce n’était pas suffisant pour mon estime, je ne me sentais pas encore au top.
 Que devais-je faire pour en arriver au sommet? Je me suis posé cette question pendant plusieurs années. J’avais commencé la course sur route, la progression allait bien. J’avais réussi 4 demi-marathon. Wow! J’étais fière (et je le suis encore). Par la suite, j’ai intégré la musculation et le karaté. Oh! J’ai adoré et ce fut tellement bénéfique pour moi. La force et l’énergie que ça m’apportait me rapprochaient du sommet, je le sentais.

La vie étant parsemée de défis, en décembre 2017, j’ai vécu une séparation et la vente de ma maison. Ce fut une véritable « claque » au visage. Je me suis déconstruite. Je ne savais pas trop comment je pourrais me sentir bien et où allait ma vie. Je broyais du noir, mais  cela a été éphémère, heureusement:un petit voyage en Suisse au cours du mois de mars a été une révélation pour moi.

 Je me suis assise durant des heures sur le bord du lac Leman, à contempler les Alpes Françaises. Je faisais le ménage dans ma tête. J’étais une nouvelle personne à mon retour au Québec. J’avais envie de vivre à fond et de me donner des objectifs. Mais je ne trouvais pas encore ce que ce serait. Il me manquait un petit quelque chose, le petit « kick », la petite passion.

Ce quelque chose arriva: un ami me parlait de sa passion pour la course en trail et il m’avait dit : “ Tu devrais essayer”. J’ai médité là-dessus tout le reste  de l’hiver et au printemps, j’ai essayé. Eh bien! j’ai eu LA piqûre! Je ne m’étais JAMAIS sentie aussi bien et fière après un entraînement. Les paysages, la transpiration, le niveau de difficulté, la préparation avant la sortie…TOUT me faisait vibrer. J’en mangeais et j’en rêvais. Le bruits de la nature, les écureuils et les cris des oiseaux...Je m’amuse à dire qu’ils m’encouragent quand je passe près  d’eux. Ça me fait bien rire. Je sors à peine de la montagne que je suis déjà impatiente d’y retourner. Ça y est, je viens d’atteindre mon sommet. Ce sommet qui me rend si bien dans ma peau et si fière!

J’ai enfin compris ce que voulait dire « le dépassement de soi ». Des objectifs, j’en ai et je fais tout pour les atteindre! “Je vais les atteindre”, devrais-je dire. Mon sommet ne fera que s’élever et s’épanouir. Je vais « surfer » dessus avec un immense bonheur et avec le sourire au visage. 

Cette année une course en trail de 30km sera atteinte. L’an prochain, 50 km. Je veux pouvoir dire que je suis une « ultrarunner ». Parallèlement, je poursuis ma conquête de la ceinture noire en Karaté (saviez-vous que les 5 valeurs de Nick Cerio’s Kenpo sont : le respect, l’attitude, la discipline, la confiance et la persévérance?). Sur ce, je vous invite à vous répéter ces mots souvent, c’est tellement stimulant. Si je pouvais ajouter ma « touche », ce serait le mot “ résilience”.

Merci Soulpeaks pour l’opportunité de raconter ma petite histoire. Si elle peut encourager des gens, j’en serai fière. Nous avons une vie à vivre: vivons- la  à fond et au top.

Marie-Ève Pelletier


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