JE COURS, DONC… JE SUIS


Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, à la veille ou dans les jours précédant une épreuve, mes idées se transforment en un véritable feu d'artifices dans mon ciboulot.

¨Suis-je assez bien préparé? Ai-je fait assez de km? De D+ ? Mes petits bobos viendront-ils me hanter? Ma gestion de course serat-elle appropriée? Ma nutrition sera-t-elle efficace? Quel temps fera-t-il? Suis-je assez reposé? Et si je ne finissais pas…

STOP! Arrête, Richard. Balaie le négatif de ta tête.

Tout d'abord, dis-toi que tu ne peux contrôler l'incontrôlable. Si tu as fait tes ¨devoirs¨ de façon consciencieuse, disciplinée et régulière comme le fait un moine tibétain, tu n'as rien à craindre. Fais-toi confiance et ne laisse surtout pas les pensées négatives t'envahir, pourrir et même ruiner ton énergie. En fait, ta petite voix intérieure, le dialogue avec toi-même doit absolument être super positif.

À cet effet, vous connaissez sûrement ¨la dureté du mental¨. Eh bien! il faut mettre le focus sur le but à atteindre et, surtout, ne pas laisser les négatifs brûler nos cartouches, notre énergie.

Évidemment, certains diront que c'est plus facile à dire qu'à faire…et ils ont raison car, dans une épreuve de longue distance, notre cerveau peut nous jouer des tours et montrer des signes d'égarement au fil des kilomètres.

Pour ma part, il m'est arrivé de me retrouver dans ma bulle où rien ne comptait. J'oubliais tout…comme si je dormais en courant.

À d'autres occasions, mon cerveau luttait contre le négatif. À cet instant fatidique, tout peut devenir noir. Le moindre détail attaque ton mental et peut te renverser, te mener à l'abandon.

Comme on le constate: à un certain moment, on est comme un funambule en danger sur un fil de fer. Il faut alors redresser d'un coup, chasser les ¨je ne…¨ et se répéter comme un mantra : ¨je vais réussir¨.

Après tout, si, comme vous, je me suis inscrit à cette épreuve de course, c'est parce que j'aime la course,car elle m'apprend à mieux me connaître, à être, à cheminer… vers la meilleure version de moi-même.

Le Doyen Juin 2018


3 comments


  • Tony

    Super récit d’expérience! Voir tout le côté positif avec le gros entrainement qui est en arrière maintenant c’est le temps de s’amuser!👍


  • Pierre Clermont

    Je partage ces mêmes émotions, angoisses. Mais dès qu’on est engagé dans le sentier on oublie ces soucis. On se dit: on est chanceux et la Vie est belle, profitons-en ! Un plaisir de vous lire.


  • Brigitte

    Merci de partager tes peurs Richard avec nous . C’est réconfortant de lire que même un grand marathonien a des angoisses , des trous noir de cerveau. Des combats intérieurs .

    Je continuerai de te lire car un gars comme toi avec autant de km en dessous des pieds . J’appelle ça un coffre aux trésors de courses!

    Au plaisir de te lire encore
    Brigitte


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