j’ai appris à vivre avec moi- même et, surtout, à m'aimer...


Bon...voilà!  c'est à mon tour de vous raconter mon histoire. 

J’ai toujours aimé la course à pied, sauf au secondaire quand elle était obligatoire. En fait, ce n’est  qu'en 2014 que j’ai commencé à courir « 100% en continue ». Pour certains, c'est chose facile.. 
En ce qui me concerne, je n’ai  jamais emprunté les chemins les plus fréquentés: j'ai dû me reprendre en main à l'âge de 20 ans avec un surplus de poids à 2% d'être obèse morbide. J’ai décidé que c'était assez; moi aussi, j'avais le droit de m'aimer. 

Qui plus est, ayant été abusée durant plusieurs années de mon enfance et ayant vécu dans la peur et le silence,  je considère que j'ai commencé à vivre seulement lors de ma reprise en main. Aussi, une fois mon agresseur décédé, j'ai trouvé la force de me rebâtir. 

Me voilà donc à analyser sous la loupe le corps dans lequel je vivais, celui où je n’étais pas heureuse. J’ai dû commencer par de petits pas en débutant  par la marche et des exercices au sol. Pour une personne comme moi, sans estime et sans endurance et encore moins de cardio, ce fut l'enfer. Je suis repartie à zéro , j’ai appris à vivre avec moi- même et, surtout, à m'aimer.J'ai aussi changé d'alimentation (vegan aujourd'hui) et j'inclus l'activité physique dans mon mode de vie. 

 Bien sûr, au début, j’étais incapable de faire tout ce que je voulais, car je m’étais tellement laissée aller: parfois , 5 minutes d'entraînement étaient pénibles et, d'autres fois, j'atteignais plus de 30 minutes. Je me disais qu'au final, chaque petit pas me rapprochait de mon but. Finalement, j’ai réussi à éliminer 100lbs.

 En 2014, la course à pied est  entrée dans ma vie. Je marchais beaucoup, mais je ne poussais pas assez mes limites ; alors, je me suis mise à courir pour me libérer, pour me sentir vivante. 
En 2017, j’ai commencé alors la course en trail : un coup de coeur qui me rattache aux beaux moments de ma jeunesse : la forêt. Encore aujourd'hui, si vous me croisez sur une trail, il m'arrive de pleurer. N’ayez crainte , je continue de nettoyer mon âme de tout et je me montre sensible à moi -même, car j'ai trop souvent retenu mes larmes. 

2018 est l'année de mes gros défis : atteindre mes sommets personnels, repousser mes limites comme jamais et encore une fois aller vers l'inconnu. Premier ultra complété ( 50km) et ce n'est  certainement pas le dernier. Comme mon nouveau mode de vie carbure à l'endurance, je me suis mise au vélo et à la natation dans le but de réaliser un Ironman 70.3 en 2019 (en plus de mes ultra trails au planning et de faire mon premier triathlon cette année). 
Est -ce qu’un jour, je vais m'arrêter ? Je ne crois pas: repousser mes limites me permet de me sentir vivante et forte. Je carbure sous les défis d'endurance. Alors, aujourd'hui, je me donne le droit de dire que je suis une athlète d'endurance. Comme vous pouvez le constater, je n'ai  pas eu la voie facile ni celle de la rapidité ;mais au final, je le fais pour moi et, année après année, je vais continuer à m'améliorer et à me surpasser.

Tout compte fait, je suis fière de la femme que je suis devenue et de m’être affranchie   des barrières qui me tenaient prisonnière.

Aujourd'hui,  je suis libre, je suis heureuse et ...je vais vers le sommet de mon âme.

À bientôt, je l'espère ..

-Sarah Latour


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