Guerrier, machine ou malade mentale !


 

C’est trois termes sont fréquemment utilisés lorsquel’on parle des gens qui s’entraînent ou qui participent à des compétitions sportives de tout genre. La force de caractère, la détermination, les aptitudes physiques sont souvent les caractéristiques communes des athlètes et qui font l’envie de plusieurs.

 

Mais au-delà de l’accomplissement, de la gloire des podiums et de la frénésie de la ligne d’arrivée, il y a certes des mois de préparation, d’entraînement et de concession, mais il y a surtout l’humain derrière tout ça. Cet humain à proprement parlé,  est une machine complexe d’émotion, de réflexion, d’adaptation, de haut et bas, etc. Il devient parfois difficile pour les non-initiés de réaliser que le chemin de la gloire est parsemé d’obstacles. C’est toujours plus «glamour»de parler de nos succès, de prendre de belles photos Instagram et de partager nos succès que de parler des échecs et moments difficiles.

 

2018 est une année difficile pour moi. Nous sommes au début août et le constat est que je n’ai jamais été aussi peu en forme à ce moment-ci de ma saison depuis que je m’entraîne plus sérieusement. Il serait facile de me trouver des excuses : manque de temps, problèmes familiaux, plus de travail, etc. Mais au fond, il n’en est rien.

 

Le problème est que je peine à trouver la motivation pour bouger mon gros derrière… bon il y a bien aussi mes deux côtes fracturés début juin qui m’ont un peu ralenti…. un détail… j’y reviendrai. Alors malgré mon manque de motivation je trouve quand même le moyen de sortir quelques fois par semaine, mais les performances auxquelles je suis habitué ne sont pas vraiment là… c’est normal… quand tu es habitué de courir à 5min/km «easy» et que là c’est plus le pace max 30 min ça joue sur le moral.

 

Mais une des plus grandes qualités d’un athlète, c’est la résilience ou l’aptitude à se relever et continuer son chemin lorsque l’on vit des coups durs. Aussi surprenant que cela puisse paraître, mes côtes fracturées m’ont comme fouetté la motivation. Inconsciemment, c’est comme si je m’étais dit : «ce n’est pas vrai que ça va m’empêcher de courir, rouler et nager ces maudites fractures-là».

 

J’ai donc recommencé à m’entraîner à un niveau acceptable, j’avais soif d’entraînement, j’avais soudainement envie d’aller au top!!! Bon j’ai peut-être rallongé ma convalescence un brin avec ma frénésie d’entraînement, mais une chose est sure, aujourd’hui je vais bien, je suis motivé et j’ai le goût de performer. Évidemment, j’ai dû revoir à la baisse certains objectifs et évènements auxquels j’étais inscrit, mais au final, je suis de nouveau «drivé» par l’atteinte de mes sommets, mon Soulpeaks.

 

La morale de cette histoire, c’est qu’il arrive dans nos «carrières» d’athlète amateur de faire face à des moments difficiles, se blesser ou tout simplement ne pas être en mesure de s’entraîner. Il ne faut pas se laisser abattre par ces moments, mais plutôt les voir comme des opportunités de devenir plus fort, au même titre que le principe de surcompensation où il faut descendre plus bas pour remonter plus haut!

 

Bon entraînement!

 

- Frédéric Beaudette

 

 

 


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